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Templiers 2009






Tout commence la veille. Arrivé sur Nant la veille pour récupérer mon dossard, je rejoins rapidement le stand des Citadelles, sur lequel Michel et Yvan sont à la manœuvre pour promouvoir cette course également mythique. J'y retrouve également Steve. Nous dégustons ensemble un excellent gâteau aux noix fort peu diététique, mais bon, vu l'effort à fournir le lendemain, on peut se lâcher ...



Je leur fait part de mon manque de motivation lié à mes douleurs récurrentes, ce qui laisse augurer un arrêt bien avant la ligne d'arrivée.
Après avoir devisé sur nos projets pour 2010, je retourne préparer ma nuit dans la voiture transformée en camping-car version minimaliste.
Je n'oublie pas de changer l'heure. Pasta en solo avant de passer une nuit pas si mauvaise que ça, ce qui est rare pour moi.
Le fait de m'être préparé à un abandon rapide y est certainement pour beaucoup.
Debout à 4 heures : céréales + café, massage des guiboles à l'huile arnica, ultime vérification du sac puis direction la ligne de départ pour rejoindre les 2900 "collègues". Il fait très doux et c'est en short + tee-shirt manche courte que je m'élance au son d'Era.
La course est mythique, le départ l'est encore plus.
Et c'est parti pour 70 kms et 3200 mètres de dénivelé positif.



Je trottine donc sans essayer de suivre l'allure générale, à la recherche de sensations ; Dans ces premiers kilomètres, je retrouve "le bagnard" avec qui j'avais échangé quelques mots la veille. J'apprendrai le soir son arrêt prématuré, bloqué par la barrière horaire de Dourbies.



Je consulte ma montre : 5 kms de parcourus et l'impression d'en avoir fait 10; des élancements douloureux dans les ischios, les adducteurs qui titillent...



Et voilà que se profile un abandon  à Sauclières...
Encore faut-il y arriver : faux-plats montants, petit coup de cul qui fait bien monter la température ;



Puis footing sur l'ancienne voie ferrée, traversée des tunnels. Que c'est long, que c'est long...J'arrive finalement à Sauclières avec seulement 20 min d'avance sur la barrière horaire. L'ambiance est formidable, les encouragements fusent et du coup, sans trop réfléchir, je continue ma route..
Le jour commence à se lever, mais le soleil reste timide dans ce début d'ascension vers le col de la guérite :



La troupe s'étire; j'ai du mal à m'y situer : autant de monde devant que derrière!



La pente se redresse et tout le monde passe en mode marche.




Le vent devient violent, mais la température reste supportable pour moi, je ne met donc pas le coupe-vent contrairement à beaucoup d'autres coureurs.



La pente se redresse un peu plus : passage en 1ère lente.



Le paysage prend un aspect fantomatique



Je me sent un peu plus à l'aise dans ces montées franches; il me semble même moins souffrir!


 
De toute manière, mon esprit tourne au ralenti , j'avance sans trop me poser de questions;



Après 25 kms, la troupe reste compacte;






Le col de la Guérite est enfin atteint. Et c'est reparti pour 2 ou 3 kms de roulant en faux plat descendant, toujours dans le brouillard.




Et juste avant d'attaquer le final vers le St-Guiral, le soleil, franc, fait son apparition



La pente est sévère, mais ce soleil adouci l'effort; Je retrouve un bon moral.



Un premier bouchon se forme






Passage serré dans les genets:



Le "St-Graal" est enfin atteint. 35 min d'avance sur la barrière horaire.



C'est le moment de relancer :



Et Oh miracle, je ne ressent pratiquement plus les inflammations diverses du début de course; je trottine donc allègrement ( à défaut de rapidement et avec légèreté )



Dans la descente qui suit, mes quadris encaissent assez bien, mais je pense au rapaillou qui nous attend en face :



Et effectivement, ça remonte dur dur...



Petite balade en balcon, plus que 3 kms avant le ravito..Dans la descente qui suit, mon orteil droit cogne violemment contre une pierre, me donnant l'impression d'avoir l'ongle cassé ou retourné, la douleur est fulgurante et m'arrache un cri.



J'arrive à Dourbies (39 kms) avec 45 min d'avance sur la barrière horaire. L'accueil y est digne d'une étape du tour de France. Le moral se regonfle aussitôt à bloc. Je prend donc le temps de bien me ravitailler (orgie de tartines au Roquefort). La question d'abandonner ne se pose plus; le prochain ravitaillement est à 9 kms, je me sent capable de les faire, j'aviserai donc à Trèves.
Je m'engage donc dans la longue montée vers les crêtes de Suquet.





Cette longue montée me ramène au Grand Raid des Pyrénées, tant ce sentier ressemble à un sentier de montagne,



Arrivé au sommet, je relance tranquillement. La fatigue se fait sentir, et dès que la pente se redresse, même légèrement, je marche.



La vrai récompense de cette course : ce fabuleux paysage :



Envie soudaine de s'arrêter, s'allonger et rester là en contemplation..



Mais n'y pensons pas, et continuons. Au même moment, l'élite du trail passe la ligne d'arrivée, quelques 25 kms au loin. Chapeau à ces performers et performeuses!



Après quelques bosses, c'est la descente vers Trèves, humide et glissante. Je soigne mes appuis et déroule une bonne foulée malgré le supplice que m'impose l'ongle cassé/retourné de mon orteil.




Photo Michel


Arrivé en bas, je n'en croit pas mes yeux : Steve que je croyais loin devant (plan de route en 11 h) et Michel venu sympathiquement à notre rencontre.




Steve est en galère : il n'arrive plus à s'alimenter, rien ne passe. L'hypoglycémie n'est pas loin car il est également pris de vertige.


Photo Michel

Nous rejoignons tranquillement le ravitaillement de Trèves.
Je suis à ce moment persuadé qu'une fois que Steve ce sera refait "la cerise", nous repartirons pour finir à 2 cette course .


Photo Michel

Arrivé à Trèves avec 1h15 d'avance sur la barrière horaire, je prend le temps de bien me ravitailler et m'hydrater (il est 12 h30 et la chaleur se fait sentir) pendant que Steve se fait examiner par un médecin.
Benoit (Benoit11) et Jérôme (Phyléa) qui ont couru l'ultra l'avant-veille sont également là pour nous encourager. Sympa.


Photo Michel

Le verdict tombe : le médecin n'est pas chaud pour laisser repartir Steve, craignant une grosse défaillance ultérieure.
Après lui avoir glissé un petit mot de réconfort, je repars donc seul.


Photo Michel

Je prend en photo Michel (super sympa d'être monté à notre rencontre :)) qui lui même me photographie:



Dans le premier virage, c'est encore Michel qui nous fait un clin d'oeil.



La montée sur le causse est terrible, il fait très chaud et je me sens bien seul, aussi je met en œuvre mon MP3 en fond sonore.
Arrivé sur le plateau, il faut relancer :




j'alterne donc marche et footing...Le temps semble s'être arrêté sur ces plateaux arides et secs :







Arrive une descente technique, en partie en devers glissant; mon orteil me fait terriblement mal, mais pas l'choix, faut avancer;



Arrivé en bas, je ne vous fait pas un dessin : il faut remonter :



La troupe est au ralenti, fatigue et chaleur obligent.



Cette grimpette rocailleuse n'en fini pas.
Quelques concurrents sont à l'arrêt total, la tête entre les jambes . J'ai une pensée pour Steve et me dis qu'il bien fait de stopper à Trèves.



Enfin, nous émergeons à nouveau sur le plateau.



Un peu de relance sur le sentier en balcon







Puis descente technique vers Cantobre. Et ça bouchonne bien comme l'an passé, ce qui permet de descendre prudemment ( c'est le côté positif de la chose). Mon orteil se rappelle à mon bon souvenir Aïe Aîe.



J'arrive à Cantobre,je me ravitaille. J'ai la banane : je sais que quoiqu'il arrive, je terminerai.

Et je repars confiant.
Un concurrent qui redescend dans un brancard me ramène à la réalité : tant que la ligne n'est pas franchie, rien n'est gagné.



Dernier regard en arrière vers Cantobre, village perché.



Grimpette qui n'en fini pas, mais je prend mon mal en patience et savoure les couleurs que donne le soleil s'abaissant sur l'horizon





Arrivé sur le plateau, 2 kms de footing ( tiens, j'ai encore des jambes !) avant le roc nantais qui marque l'amorce du final.
Et là, un coureur derrière moi nous harangue " Allez les gars, moins de 12 h c'est jouable si tout le monde envois".
Imperceptiblement, le train que nous formons accélère. Et le gars qui continue sa harangue "Allez les gars , c'est bien",  " on lâche pas ". Et nous voilà à "dévaler" (tout est relatif après 67 kms de course) comme des furieux.
Nant est vue, la voix du speaker au loin nous donne des ailes



Et je franchi la ligne en 11h50m10s, 1310ème, mais fier de ce 3ème finish sur cette superbe course.




Commentaires

Michel le 27/10/2009 à 15:29:11
J'ai du arriver trop tôt, il y a toutes les photos mais pas le texte...
Je repasserai (même si je connais le dénouement)

Steve le 27/10/2009 à 17:55:50
Un grand bravo pour être allé au bout encore une fois. La lecture de ton récit me conforte dans ma décision de l'arrêt à Trêves. Le ventre vide je n'aurai pas passé le Causse.
Pour un final à 2 ce sera avec plaisir une autre fois ici ou ailleurs.
Encore merci pour ton soutien pendant la course et à bientôt sur les sentiers en fonction de nos calendriers.

Michel site : sentier-libre.blogspot.com/ | le 27/10/2009 à 22:45:09
Content de voir que tu es allé au bout, je n'en suis pas surpris tu avais l'air très bien à Trèves.
Je suis content d'avoir fait un bout avec toi et Steve, un bout de la fête.
La médaille est superbe, je viendrai la chercher en 2010.

lule le 28/10/2009 à 20:09:29
Et de trois! clap clap clap, bravo! Un 4ème en 2010 peut être..?! :d
Les photos ne s'affichaient pas, j'ai bien fait de repasser ce soir! Merci pour ce cr si joliment illustré.

Bonne récup' et à bientot, lule

yvan site : yvan11.over-blog.com/ | le 29/10/2009 à 08:49:35
Bravo pour ta course pleine de sagesse.

Rendez vous en 2010 pour peut etre la finir ensemble...

A bientot

Yvan

mumbly site : instantrail.blogspot.com/ | le 11/11/2009 à 09:59:09
Bravo Francis pour ta performance. Je me dis qu'on a du être pas loin tous les 2 sur la première partie du parcours car au st guiral et a dourbies on avait la même avance sur les barrières horaires
bravo encore et à +
tooom site : tooom.sport.fr | le 15/11/2009 à 15:16:33
Felicitation Francis. Encore une belle course que j'espere bien pouvoir faire un jour. Bonne recuperation et a bientot sur les chemins.


Le 27/10/09 à 16:00, commentaire de Papillon
Chouette CR, bravo pour ta course... le trail ce sont des courses dans la course, il vait raison le gars, il ne faut rien lâcher, jusqu'au bout!

Le 27/10/09 à 16:57, commentaire de ki3404
super CR qui donne envie d'y revenir ;)
Sébastien

Le 27/10/09 à 18:44, commentaire de Fredy
Tiens, on a surement du se croiser. Je fini en 11h46. Le kikou avec un genou strapé qui saute à cloche pied, c'était moi ;-)

Au plaisir de faire connaissance.

Le 27/10/09 à 19:42, commentaire de Le Bagnard
Chouette CR Francis !!! et content de t'avoir rencontrer Bravo pour ta course ;-)) au plaisir de recroiser ta foulée

Le 27/10/09 à 20:17, commentaire de Phylea
Bravo Francis pour ta course et merci pour le CR.
A bientot peut etre sur un off.

Jérome

Le 27/10/09 à 21:36, commentaire de Berty09
Alors cet ongle, cassé ou retourné??
Même si on ne saura pas tout, on imagine bien le courage qu'il faut pour ce genre de courses...
Mille bravos.

Le 28/10/09 à 17:14, commentaire de Marlène/Mô
Bravo Francis, pour ce 3ème finish. Ce qui m'inquiète dans ces longs trails, ce sont les entraînements que ça nécessite.
Quel courage !

Le 28/10/09 à 21:10, commentaire de Gibus
Bravo Francis
Encore finisher
Tu es un vrai Templier.

Le 29/10/09 à 18:42, commentaire de laulau
Bravo Francis pour ton courage. Je n'ai pas eu le même...

Posté le 26/10/2009 | 118 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Trail des 3 collines 2009

Après la rude aventure du GRP suivi de 3 semaines de récup, il fallait bien se remettre en selle, et pour cela, rien de tel qu'un bon petit trail nerveux à souhait : une troisième participation au T3C (16 kms, 900 m D+).
Nous voici donc rendu, avec Flo, à Ségura, petit village de l'Ariège pour  récupérer nos dossards.
Nous nous dirigeons tranquillement vers le chapiteau quand Yvan viens nous informer que le départ a lieu à 16h, alors que j'étais persuadé d'un départ à 16h30.

Panique à bord!
Et c'est dans la précipitation que nous nous préparons pour  rejoindre la ligne de départ 5min avant le coup de feu.
Nous y retrouvons, Jérôme, Yvan mon partenaire du GRP, Régis, Laurent, la bande des "zinzins des côteaux" venus en force.



 
 
Avec Flo, nous décidons de faire course séparée car je veux me tester.


 
Le départ est donné. Nous entamons une légère montée suivie d'environ 2 kms de plat. Je m'emballe un peu et cours cette portion à 12 ou 13 km/h . J'avais oublié que l'on pouvait "envoyer" comme ça ( tout est relatif : pour moi 13 km/h, c'est presqu'un sprint).

A l'approche de la montée vers le Cap de la Baillère, je me calme rapidement, il s'agirait pas d'exploser en plein vol !


 
 
Après une première descente, nous remontons sur les crêtes de Belveze. Je marque un peu le pas physiquement et moralement : impression que cela va trop vite pour moi.


 
Puis tout schuss vers le ravitaillement de Gudas; Je ne m'y arrête qu'une petite minute.
Dans la montée qui suit, les relayeurs tout neufs, attaquent franco.


 
Suis une belle descente qui chauffe à blanc mes quadriceps avant d'attaquer la longue montée du mont Pastouret

 
Mode marche rapide en début de pente.


 
Puis la pente se redresse franchement dans le petit bois. Je remonte quelques coureurs dans cette portion.

Arrivé en haut, je relance à bloc.
Restent 2 mamelons à franchir avant la dernière descente.

 
Reste 500 m de plat puis la classique remontée vers le village sous les encouragements nourris des spectateurs.
 
Mon temps : 1h58 soit 15 min de moins que l'an passé mais 2 min de plus qu'en 2007 !!
Donc pas trop mécontent.
Flo arrivera quelques minutes plus tard.
Nous buvons un coup en compagnie d'Yvan et Jérôme et nous donnons rendez-vous pour l'un au TOG et pour l'autre à Nant.




Posté le 20/09/2009 | 27 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article

Grand Raid des Pyrénées 2009

Me voici rendu vendredi à Veille Aure pour ce 2ème GRP; tout en roulant je me remémore mon GRP 2008 et visualise ce qui m'attend...Et le doute s'installe : ne ferais-je pas mieux de faire demi-tour et passer le week-end à me prélasser au soleil ?

Ce serait dommage après les efforts consentis à s'entraîner pour cet objectif!

Flo et mes enfants sont à fond derrière moi (les petits coups de téléphone pendant la course me redonneront à chaque fois du "boost") et je sais que je suis attendu sur place par la "team" de partenaires de courses, sorties longues et de recos : Michel (Mic31), Yvan (Yvan11), Thomas (Toom) et Romain (Grumlie).

Arrivé sur place, c'est en compagnie de la "team" que je vais retirer mon dossard, faire contrôler mon sac et faire la connaissance de Gjoss.

Dotation : tee-shirt coton sympa, saucisson, pâté, confiture.

Les moyens d'accueil sont décuplés par rapport à l'édition 2008 et l'ambiance est nettement plus festive.

 

En nous baladant dans le village, nous rencontrons d'autres adeptes de kikourou : Bagdone qui assure le coaching de Martinev, Bernard ( Caroux434) avec la banane....

Tout le monde y va de ses plans de bataille : 12h, 14h, juste terminer.

Yvan en a prévu plusieurs : 15, 18, 21 et 24h.

Pour moi : 17h sans trop y croire ( 17h29 en 2008 ) .

 

Après une pasta party en solitaire , retour sous le chapiteau pour l'habituel briefing d'avant-course puis retour vers ma voiture transformée en camping car de fortune pour une nuit sans sommeil comme souvent.

 

Donc pas besoin de réveil pour me sortir du duvet à 4h00. Petit déj composé de muesli + café, "crémage" des pieds, habillage et ultime contrôle du sac.

Malgré la bruine qui tombe, il fait relativement doux, donc je pars en short, tee-shirt+manchettes.

Direction la ligne de départ pour retrouver la "team" et pleins d'autres kikous :

 

 

Il y a une super ambiance et beaucoup de monde : le jour et la nuit par rapport à l'édition 2008.

Il y a aussi beaucoup de tension à libérer :

 

 

5h00 : le départ est donné de Veille-Aure (791m km0).


Photo Bagdone

 

La troupe s'élance pour la grande aventure : 75 kms et 4500 m D+

 

Ultrapassion création

 

Nous trottinons tranquillement sur la route avant de nous engager sur le chemin qui nous mènera vers les Granges de Lias. A partir de là, ce sera marche rapide ormi une section plane avant Espiaube.

Il pleuvine toujours mais cela n'est pas gênant sauf pour prendre des photos.

Je retrouve Yvan qui monte sur un bon tempo

 

 

Je reste dans son sillage même si le rythme me semble un peu rapide : malgré l'effort nous nous parlons régulièrement de choses et d'autres.

Nous n'évoquons pas la possibilité de faire course commune : je sais que le plan optimiste de 15h n'est pas pour moi...Je profite donc du moment, pensant que dès la descente (je connais les qualités de descendeur d'Yvan), je continuerai seul l'aventure. Et pourtant...

Nous passons Espiaube, le jour commence à se lever et la troupe commence à s'étirer dans le brouillard :

 

 

Nous atteignons le Col de Portet (2219m-12km) en 2h23. En avance sur le plan 15h !

Rapide ravitaillement avant de repartir sur un beau chemin sur lequel nous pouvons courir régulièrement avant de remonter vers le Lac de Bastan.

Nous passons au dessus des nuages et la luminosité nous permet d'éteindre nos frontales. Les sommets sont dégagés : la journée va être belle :

 

 

Nous passons le premier des lacs :

 

 

 

Nous continuons notre progression vers le lac supérieur, le col de Bastanet en point de mire :

 

 

Nous sommes rejoints par Chabidou :

 

 

Yvan est toujours à mes côtés :

 

 

Dans cette montée, nous sommes déposés par Bernard (Caroux434) qui nous annonce en se fendant la poire avoir pris le départ avec 35 min de retard suite à une panne de réveil. Quelle niaque, il s'envole vers le haut comme un avion.

A l'approche du col, nous apercevons Michel plus bas :


 

Michel qui ne tarde pas à nous rejoindre :

 

 

Petite photo souvenir du col de Bastanet (2507m-19km) :

 

Photo Michel

 

Pour l'instant, tout va bien, tout le monde souris!! Pourvu "qu'ça" dure !

Michel est en super forme et confiant pour tenir son plan : 14h.

Il terminera bien avant nous en 13h59 : c'est de la  gestion de course tip-top.

Il s'élance donc dans la descente comme un cabri.

Nous entamons la descente à notre tour et je m'attends ici à ce qu'Yvan passe à la vitesse supérieure.

 

Je lui propose de partir devant, il me répond que le rythme lui convient...

 

 

Nous continuons  donc notre bonhomme de chemin en duo en longeant des laquets :

 

 

avant d'atteindre le lac de Campana :

 

 

et son refuge :

 

 

Nous continuons notre descente :

 

 

Une fois passé le lac des Gréziolles, nous repassons sous les nuages et le terrain redevient humide.

 

 

Nous atteignons le ravitaillement d'Artigues (1190m-29,6km) en 5h43 avec 20 min d'avance sur le plan 15h.

Remplissage en eau, dégustation de soupe, saucisson, jambon, fromage et oh surprise, c'est Thomas qui nous rejoint. Il est apparemment en grande forme : il nous suivra de près jusqu'au col de Sencours.

 

Je repart un peu avant Yvan en marchant tranquillement et en profite pour téléphoner à Flo qui me prodigue des encouragements nourris : c'est beaucoup mieux que l'EPO.

Yvan me rejoint et nous reprenons notre allure de montée.

 

Photo Yvan

 

Une vilaine douleur talon-tendon d'achille gauche se réveille : elle reviendra par la suite dans chaque montée. J'essaye d'en faire abstraction pour me concentrer sur le chemin et ses embûches.

Nous passons à nouveau au-dessus de la mer de nuage et le pic du Midi se découvre :

 

 

Et ça monte :

 

 

Yvan est toujours à mes côtés :

 

 

Le col se rapproche, nous sommes à mi parcours et quelques concurrents tentent de surmonter leur coup de mou.

 

 

Yvan me prend aussi en photo :

 

 

Le col de Sencours (2378m-37,3kms) est enfin atteint en 8h02 avec 30 min de retard sur le plan 15h ! Pourtant je n'ai pas  l'impression d'avoir chômé dans cette section !!

C'est pas grave, l'essentiel c'est de continuer à avancer.

Yvan profite de cette pause pour passer à table, comme au resto !!

 

 

Je m'assois également, même si je n'ai toujours pas eu de coup de mou comme l'an passé.

Thomas nous rejoint peu après et repart assez rapidement ( il doit penser que nous le rattraperons dans la descente !!!)

Après m'être restauré je repart en indiquant à Yvan que je descend en marchant tranquillement pour l'attendre.

 

 

J'entame donc tranquillement la descente vers Tournaboup, pensant qu'Yvan allait me rejoindre rapidement mais commence à m'inquiéter au bout d'une demi-heure.

J'hésite sur la conduite à tenir : m'arrêter pour l'attendre (même si on ne s'est encore rien dit, il est clair que nous sommes partis pour aller au bout ensemble, sauf blessure de l'un de nous deux) ou continuer seul jusqu'à Tournaboup et aviser à ce moment.

Sur ce, je vois sa silhouette apparaître plus haut et lui fait de grands gestes...

En me rejoignant, il m'explique qu'une douleur à la cheville l'empêche de dérouler...

 

 

Nous atteignons le ravito de Tournaboup (1464m-44,5kms) à 14h38...Nous sommes maintenant sur la base d'un finish en 17h . Je signe tout de suite.

Nous retrouvons Thomas qui se fait strapper la cheville.

Nouveau rituel : remplissage en eau, goinfrerie de quartier d'orange et nous repartons. Nous ne voyons pas Thomas (il nous dira plus tard être parti en nous pensant devant, et du coup, à vouloir nous rattraper à tout prix terminera en moins de 16 h, explosant sa perf de l'an passé : chapeau bas) et nous ne savons pas que nous sommes en fait derrière lui.

 

Nous attaquons donc la longue montée vers la cabane d'Aygues Cluses en doublant les valeureux coureurs de l'ultra qui ont 120 kms dans les pattes avec à chaque fois un petit mot d'encouragement.

 

 

Certains sont encore relativement en forme, d'autres sont plutôt à la dérive...

 

Pour ma part, un petit souci apparu dans la descente du col de Sencours devient franchement pénible : je pense avoir contracté une conjonctivite (sensation de grain de sable dans l'oeil + larmoiement quasi continuel).

 

Photo Yvan

 

A cela se rajoute un "peu" de fatigue, et notre rythme baisse sensiblement.

Passé la cabane d'Aygues Cluses, Yvan ressent un besoin impérieux de manger et nous nous arrêtons 5 min avant d'attaquer les 300 m de dénivelé qui nous attendent pour rejoindre le col de Barrège.

 

Photo Yvan

 

300 m de dénivelé qui s'avéreront interminables : gros gros coup de mou, arrêt tout les 5 pas, envie de vomir....Et cette montée qui n'en fini pas.

 

 

Seules satisfactions : nous ne sommes pas les seuls à être à la ramasse et les paysages sont magnifiques.

 

 

Nous atteignons enfin ce satané col (2469m-52,6kms)

Je demande aux secouristes s'ils ont quelque chose pour mon oeil : rien, il faudra que je fasse avec jusqu'au col de Portet.

Nous engageons tranquillement la descente vers les laquets Coste Queilliere :

 

 

Yvan a toujours sa douleur au releveur qui l'empêche de trottiner.

Nous continuons à croiser régulièrement des gars de l'ultra, impressionnants dans l'effort.

 

 

Dans la descente vers le lac de l'Oule, je prends un peu d'avance sur Yvan pour m'arrêter , besoin naturel oblige.

Nous atteignons le contrôle du lac de l'Oule(1818m-58kms) à 19h04.

Je passe un coup de téléphone à Flo qui m'apprend que Michel vient d'en terminer..J'en informe son frère et nous conversons tranquillement en longeant le lac de l'Oule..

le soleil se couche et le vent devient glacial : nous enfilons nos coupes vent...

Au bout du lac, nous attendent les derniers 364 m de dénivelé à remonter.

Après le gros coup de mou du col de Barège, je suis inquiet sur ce qui nous attend!!

Et, étonnement, ça passera plutôt bien. Le soleil réapparait, les coupes vent tombent et nous progressons à un rythme de randonneurs, pas super rapide certes, mais on avance et c'est là l'essentiel.

 

 

Nous arrivons au col de Portet (2215m-62,6kms) à la tombée de la nuit (20h17). Il y fait un froid glacial.

Je passe sous la tente des pompiers : un pompier me prend en charge, il ne pense pas à une conjonctivite mais à un corps étranger. Il me rince abondemment l'oeil avec un sérum et effectivement, ça va beaucoup mieux.

 

Photo Yvan

 

Ouf, je suis rassuré, je n'aurai pas à descendre avec un oeil larmoyant en permanence. Merci monsieur le pompier.

Nous repartons pour les 1400 m D- de descente sur les 12 derniers kms .

Yvan s'arrête pour enfiler un caleçon. Je continue un moment seul, allume la frontale pour être surpris de voir Yvan débouler, tout sourire. Ca sent la fin, le finish et les jambes retrouvent de l'entrain sur la crête du cap de Pède. il fait maintenant nuit noire et nous apercevons les lumière de St-Lary.

 

Photo Yvan

 

Un raidillon nous brulera bien les quadriceps avant d'atteindre Soulan.

Plus bas un petit problème de balisage, ou plutôt de non débalisage nous fera perdre une dizaine de minutes.

Nous atteignons le Vignec, et commençons à trottiner puis à courir comme si nous étions tout neufs (c'est juste une impression) pour finir main dans la main au "sprint".

 

Photo Michel

 

ON L'A FAIT. ON A TERMINE.

Au diable les plans avec temps de passage, l'essentiel est là : terminer.

 

Malgré nos têtes de zombies, c'est avec fierté que nous exhibons le tee-shirt finsher tant convoité pendant 17h55..

 

Photo Michel

Un grand merci à toi Yvan d'avoir partagé cette aventure à la fois sportive et surtout humaine.

 

Merci à Flo, Jolan et Camille pour leur messages d'encouragements tout au long de cette longue journée.

 

Un grand coup de chapeau à Michel, Romain , Thomas pour avoir atteint ou dépassé leurs objectifs.

 

Un clin d'oeil à tous les kikoureurs rencontrés (qu'ils m'excusent s'ils ne sont pas tous cités : c'est que vous étiez certainement loin devant).

 

Et un grand bravo à tous les participants des 2 épreuves de s'être engagé dans cette rude, très rude épreuve.

 

Mention à l'attention des organisateurs : c'est du très haut niveau, bravo.



 

Commentaires

Michel site : sentier-libre.blogspot.com/ | le 31/08/2009 à 18:21:20 
Salut Francis, 
Tu es le premier à avoir dégainé et sorti un récit du GRP2009. Je me replonge avec plaisir dans ce parcours avant de me mettre moi aussi à écrire. 
Très content qu'avec Yvan vous ayez partagé cette grande et belle aventure. 
Bravo à vous deux, vous avez bien fait de partir devant comme ça on a pu se voir ;-) 
A la prochaine...


caroux le 31/08/2009 à 18:35:19 
Superbe récit, photos splendides, course impeccable, que rajouter ? 
Bravo


Steve le 31/08/2009 à 21:25:39 
Salut Francis, 
décidement tu as pris l'habitude de faire tes ultras en tandem. Aprés les templiers 2008 avec Michel, tu enchaine avec une grosse partie des Citadelles 2009 avec moi et pour finir, le GRP avec Yavn. A qui le tour ? 
Restons sérieux, trés beau récit qui me fait regretter encore plus de ne pas avoir été de la partie. 
Belle aventure et encore bravo pour ce nouveau tee-shirt de FINISHER. 
RDV au TOG. 


Arnaud le 01/09/2009 à 17:45:56 
Hello Francis, 

Bravo pour ce 75 km. Cette année, ca n'était pas évident non plus. 
J'ai eu des échos de Toom, sur ton parcours et ton association avec Yvan. 
J'espère qu'on aura l'occasion de se recroiser prochainement. Au moins pour une reco pour les citadelles version 2010. 

Félicitation et bonne récupération


romain site : grumlietraileur.blogspot.com/ | le 02/09/2009 à 08:10:25 
Quelle belle équipée menée à bon port! Heureusement que vous n'avez pas trop attendu Thomas... 
C'est sympa de voir l'évolution de la météo sur les photos de chacun.... 
Encore bravo pour cette belle course et à très bientôt pour de nouvelles aventures!


pierre le 04/09/2009 à 10:59:55 
bonjour francis, 
Félicitatiiiooonnnnn!!! 
Quel beau récit, de belles photos, une musique prenante, en vous lisant nous y sommes vraiment!! (aie aie aie j'en ai presque mal aux jambes....) 
Ravi pour vous de cet objectif atteint, c'est énorme encore bravo pour tout.! 
pierre?? 


yvan site : yvan11.over-blog.com/ | le 05/09/2009 à 13:33:54
Superbe récit de l'aventure du GRP.
Je l'avais lu le 1er jour puis j'ai préféré attendre d'avoir écrit le mien pour m'y replonger.
Je pense que je le relirai souvent pour ne rien oublier de cette belle et longue journée passée à tes cotés sur ces beaux sentiers pyrénéens.
Merci encore...
Ca été dur mais on l'a eu la camiseta !!!
Amicalement
Yvan


Le 31/08/09 à 17:55, commentaire de BADGONE
merci pour ce récit , fort bien illustré en plus !
Très belle perf. Ta joie fait plaisir à voir. Elle est légitime.
En espérant te revoir , mais cette fois pour courir à tes côtés (du moins essayer).


 

Le 31/08/09 à 22:31, commentaire de BENOS
MA-GNI-FIQUE ! Bravo Francis et à toute la bande !


 

Le 31/08/09 à 22:33, commentaire de Berty09
Bravo Francis
Quelle aventure quand même! Quand je pense que j'ai trouvé dure ma dernière course en montagne de 15 km...
Bonne continuation


 

Le 31/08/09 à 23:05, commentaire de Ben64
Récit génial, merci beaucoup!
Avec en prime de splendides photos!
Quelle magnifique de courage et d'abnégation dans l'effort sans oublier une solidarité à toute épreuve qui vous a fait arriver au bout.

Félicitations


 

Le 01/09/09 à 07:58, commentaire de le solitaire
BRAVO Francis,un super récit pour cette belle aventure. Les photos sont superbes.
Bonne récup.


 

Le 01/09/09 à 13:51, commentaire de frankek
on n'arrete plus Francis ! bravo et que de chemin parcouru depuis les templiers...bravo et récupère bien.


 

Le 01/09/09 à 21:13, commentaire de Lucien
Super ton récit, belles photos et belle course. Bravo pour ta perf et à tous ceux qui t'ont accompagné pendant ces moments magiques. Salut.

Le 04/09/09 à 18:03, commentaire de laulau
Merci Francis pour ce récit...Je ne peux qu'être à Vielle-Aure fin août 2010 !
Laurent

Le 05/09/09 à 21:55, commentaire de Oliv'BCA
Super course, super CR et super photos... que demander de plus


Le 06/09/09 à 19:07, commentaire de martinev
Super ton compte rendu, et bravo pour toutes ces belles photos.
Comme tu le dis, l'essentiel c'est d'être allé au bout, félicitations

Le 09/09/09 à 08:52, commentaire de Eric Kikour Roux
Bravo Francis! L'an prochain, tu nous prépares la grande boucle du même massif? Ne dis pas que tu n'y penses pas ... tu es déjà prêt! Le principe est le même, juste vouloir terminer!
Encore bravo.

Eric




Posté le 31/08/2009 | 124 consultations | 7 commentaires | Voir et commenter l'article

Marathon des burons 2009

C'est en compagnie de Flo que j'aurais du me rendre à Nasbinals pour vivre cette aventure à 2; malheureusement ses problèmes de genoux récurrents depuis la Sauta roc l'obligent à rester sur le quai...Et c'est avec une pointe de regret dans la voix qu'elle me glisse un "cours pour moi" au moment du départ.

 

Je ne suis pas non plus très fier, car la semaine dernière a été difficile sur le plan physique : début de lombalgie, névralgie, douleurs dans les jambes...Mais bon, je prends la route quand même; on verra bien comment cela se passe le moment venu.

 

Arrivé à Nasbinals : récupération du dossard, petit tour sur les stands, balade dans le village puis retour à la voiture pour une pasta party rapide en solo (il ne fait pas très chaud : 13°C et beaucoup de vent) , un peu de lecture, derniers préparatifs pour le lendemain puis dodo.

 

Enfin dodo, il faut le dire vite; impossible de fermer l'oeil de la nuit. Pourtant je suis bien installé, je ne cogite pas spécialement...Ah , le cerveau et ses mystères.

 

C'est donc avec la tête dans le ... que je gagne la ligne de départ.

Il fait froid : 6°C , le vent et l'absence de soleil n'arrangent rien.

Ma motivation s'effrite rapidement. C'est quand  même 44 kms et 1400 m D+ qui m'attendent.

 

 

Au moment ou la sono lance Era, je ne ressens pas l'habituel frisson du départ : ou je suis blasé, ou je suis dans le coltard.

Le départ est lancé, je suis le mouvement sans réfléchir, poussé par la masse.

 

 

Nous sortons rapidement du village à la rencontre des premiers alpages.

 

 

La troupe s'étire lentement. Mes jambes me tiraillent, je ne dois pas être encore chaud. D'ailleurs, j'ai toujours le coupe-vent sur le dos.

Arrive une première petite bosse dans laquelle je continue de courir alors que beaucoup de trailers passent en mode marche.

 

 

Puis un long faux plat de 3 kms sous un ciel couvert qui renforce le vert dominant des alpages.

 

 

Je croise un courageux mal voyant et son guide :

 

 

Chapeau bas : difficile de ne pas trébucher sur un trail, alors sans la vue !!!

Un peu plus loin, premier des nombreux passages humides et boueux ou nombreux sont ceux qui veulent rester au sec. Ce qui n'est pas mon cas, je sais que les pieds seront trempés sous peu :

 

 

Beaucoup de monde devant :

 

 

Beaucoup de monde derrière également :

 

 

Et du roulant, toujours du roulant...

 

 

Nous arrivons à Aubrac, 9 ème km . Je regarde mon chrono : 55 minutes !!!

Je suis surpris d'être aussi "rapide" car les sensations sont plutôt mauvaises : mes ischios- fessiers droit me tiraillent depuis le début.

 

 

Nous traversons un premier bout de forêt en monotrace et ça bouchonne un peu ( ce qui sera le cas sur toutes les portions monotrace : impossible de doubler), ce qui m'arrange pour récupérer un peu.

 

 

A la sortie de la forêt, c'est un magnifique et inédit sentier en balcon qui nous attend :

 

 

Nous nous dirigeons vers le hameau des Enfrux sous quelques traces de ciel bleu :

 

 

Puis c'est l'arrivée à l'unique point de ravitaillement à Bonnefon (un peu prématuré ce ravitaillement, je l'aurais plutôt souhaité vers le 27 ou 28ème km...)

 

 

19,4 kms de parcourus en 2h02 : je suis encore une fois très surpris car j'ai l'impression de me traîner et de traîner cette vilaine douleur dans la cuisse droite.

2 verres de thé bien chaud, 1 barre de pâte d'amande et je repars sur un beau chemin bien large, bien roulant

 

 

qui nous mène à l'entrée du bois des Fouillous...Et là, le terrain change de nature : le chemin d'abord en descente, ne présente pas de bons appuis, c'est glissant et ça bouchonne un peu

 

 

Cela devient même très cross pour remonter le torrent jusqu'au petit pont.

Nous sommes au point le plus bas de la course et je sais que la remontée du vallon des Picades va être usante. Il faut donc gérer l'effort, et ne pas tomber lors des traversée de gués (pas de soleil pour se réchauffer) :

 

 

Ne pas hésiter à relancer sur le plat même si le corps commence à rechigner

 

 

Nous passons sous la route qui marque le début de la dure montée qui nous attend (600 m D+)

 

 

Effectivement, ça monte immédiatement après

 

 

Un concurrent me prend en photo ( si si, mes chaussettes étaient propres au départ)

 

 

Nous passons devant le lac des Picades

 

 

puis reprenons notre ascension

 

 

La pente augmente et nous atteignons le bas des pistes de la station de Brameloup....

Les remontées mécaniques sont à l'arrêt. Pas sympa.

C'est donc sur nos 2 jambes que nous attaquons la remontée de cette piste de ski

 

 

Ça commence à coincer dur pour beaucoup.

Toujours malgré mes douleurs "ishiofessières", je garde un bon rythme et double quelques "collègues".

Puis arrive le fameux "mur" dans lequel nous avons tout loisir d'observer la flore de très près

 

 

Le sommet du Suc de Born est enfin atteint

 

 

Je souffle et respire : le plus dur est derrière moi, plus que 14 kms de footing tranquille...Erreur, c'est sans compter l'accumulation des kms, ni le fait que le terrain n'est jamais plat, et mes douleurs persistantes.

Avant la relance, je fais une petite photo fleurie :

 

 

S'en suit une succession de descentes douces, de faux plats roulants dans lesquels je commence à alterner marche et course

 

 

A partir de maintenant, je cours pour Flo, et me remotive en me voyant franchir la ligne d'arrivée.

 

Un moment d'inattention et c'est une belle gamelle. En me relevant, un début de crampe à ce récalcitrant ischio me fait retomber à terre. Heureusement, ce début de crampe s'estompe rapidement et je trottine donc dans ces grandioses paysages de l'Aubrac

 

 

Un autre arrêt s'impose : un caillou me blesse le dessous du pied. En me rechaussant, c'est une crampe au mollet qui m'impose un étirement de celui-ci.

Je repars en décomptant les kms : 10,9,8,7,6...Au moral, cette fin de parcours.

Je me surprends à trottiner sans relâche sur le plat. Seules les montées me font marcher.

 

 

D'ailleurs, nous voici au pied de la dernière bosse de la journée (dans ma tête : plus que 5 kms)

 

 

Arrivé en haut, je sais que c'est gagné, même en marchant.

 

 

Effectivement, la fin de ce parcours se fait en trottinant et en faisant abstraction de mes jambes devenues de bois.

 

A 200 m de l'arrivée, une grande clameur dans le public : c'est le 2ème de l'Ultra, Michel Verhaeghe, qui en fini. Je suis impressionné par la la manière avec laquelle il me dépose après 85 kms...

 

Je savoure néanmoins cette dernière ligne droite et franchi la ligne d'arrivée en 5h20m58s. Et là encore surprise : 13 min de moins que l'an passé!!!

 

Je me dirige ensuite vers ce pourquoi je suis vraiment venu :

 

 

Aligot-saucisse : excellent pour la récup (c'est bien sur faux pour la récup physique, mais excellent pour la récup mentale).

 

Et mon premier geste en rentrant à la maison sera de fixer avec fierté cette 3ème plaque finisher.

 

Et de 3

 

 

Commentaires


Steve le 22/06/2009 à 14:42:52
Bravo Francis, tu as souffert mais tu sais bien qu'il n'y a pas de belle victoire sans douleurs !
"Finisher" ça se mérite.
Je souhaite à Flo une bonne guérison et à toi une bonne récup.
Bonne prépa pour le GRP.
Steve


Michel site : sentier-libre.blogspot.com/ | le 22/06/2009 à 19:44:10
Me voila rassuré, je pensais que tu avais beaucoup plus galéré et souffert. Au final un meilleur chrono qu en 2008 et une usure normale après toutes ces parties roulantes. Fais gaffe quand même à ces douleurs.
Amitiés à Flo, en espérant la revoir bientot sur les sentiers.

 

grumlie site : grumlietraileur.blogspot.com/ | le 23/06/2009 à 07:28:35
Et bien tu n'as pas fait le déplacement pour rien! Bravo pour cette belle perf. Bonne récup et à très bientôt sur les sentiers. Le Grp nous attend...

 

laurent le 23/06/2009 à 22:02:57
P....! Quel beau récit que tu nous as fait encore une fois ! merci pour les photos !
Et une belle course avec ça !
Laurent


yvan site : yvan11.over-blog.com/ | le 24/06/2009 à 00:00:49
Superbes paysages quoique un peu trop fréquentés à  mon gout.
Bravo pour la perf ( physique et mentale ).
Récupères bien avant de poursuivre la prépa du GRP..
Amitiés et voeux de rétablissement à Flo.

 

tooom site : tooom.sport.fr | le 30/06/2009 à 11:01:56
Bien joue Francis, malgre la douleur l'entrainement paye et te permet de prendre le dessus. Mais qu'est-ce qu'on ferait pas pour un aligot/saucisse :-)
Bonne recup et a bientot

Thomas

 

cawito46 le 04/07/2009 à 22:32:58
bravo le gars Francis. J'aimerais bien faire le même temps déjà sans les douleurs !!! maintenant, faut reposer tout cela et surtout ne pas créer de complications surtout avec tes objectifs de seconde partie de saison.
Bonne récup et bon rétablissement à ta compagne.

 

millepattes77 site : http://millepattes77.over-blog.com/ | le 11/07/2009 à 20:46:37
Blog sympa avec des récits vivants, bravo pour toutes ces perf
sportivement

pierre

 

Le 22/06/09 à 15:28, commentaire de bruno12
Bravo pour ta course et merci pour le CR et les photos. J'avoue que j'ai pas eu tout le temps de bien voir la première partie car il me fallait rester très concentré (arrivée au ravito en 1h29). Après je me suis calmé (et j'ai visiblement fait la deuxième partie à la même vitesse que toi. J'ai eu beaucoup de mal dans les 10 derniers kilo dans le champs à vache. Pas moyen de trouver des appuis corrects.


 

Le 22/06/09 à 16:54, commentaire de Nicolas93
C'est une reconstitution bien sympathique avec de belles photos qui m'ont rappelées la course et qui en font revivre l'"intensité" en tout cas. Je garde aussi un bon souvenir de l'aligot-saucisse et de l'ambiance en général !


 

Le 22/06/09 à 17:02, commentaire de frankek
salut Francis,
bravo pour ton 3ème Aubrac ! je vois que tu as fais pas mal de chemin depuis ton 1er templiers...
recupère bien...


 

Le 22/06/09 à 17:13, commentaire de greg_t
Course rondement menée Francis, malgré les douleurs . Bravo .

Reste de place pour combien de plaques "finisher" sur le mur ?


 

Le 22/06/09 à 17:51, commentaire de canoecl
Bravo pour la perf et merci pour les photos....
j'étais un peu plus loin.... à l'arrière garde...


 

Le 22/06/09 à 18:45, commentaire de Bouh
Bravo pour ton CR et merci pour les photos on se rappellera que les années se suivent et ne ressemblent pas pour la météo... Moi qui par miracle avait un tee shirt de rab ... sinon c'était le débardeur... ;)


 

Le 22/06/09 à 18:45, commentaire de lule
Hey, merci pour ce cr et ces jolies photos!
Que de monde, on dirait une file indienne de chenille parfois! mdr
Sinon, je trouve sympathique le cadeau de finisher, ça change du tshirt!
A+ lule


 

Le 22/06/09 à 19:50, commentaire de claude 34
Bravo. Bien couru malgrès les cuisses. C'est la magie de la cap, tu crois que ça va pas et tu fais un bon temps. Belles photos, cr sympa.

 

Le 22/06/09 à 22:20, commentaire de le solitaire
Super récit et des photos très sympas.
Merci et bravo pour ta course
 
Le 23/06/09 à 13:18, commentaire de martinev
récit très agréable à lire. Bravo pour ta course si bien racontée !
 
Le 23/06/09 à 22:54, commentaire de Berty09
Ca fait quand même pas mal de bornes tout ça! Bravo et merci pour ces jolies photos qui nous mettent dans l'ambiance.

Le 23/06/09 à 23:04, commentaire de Gibus
Je vois que tu as remis ça cette année.
Sacré Francis tjs la patate sur ces courses.
A bientot.

Posté le 22/06/2009 | 130 consultations | 10 commentaires | Voir et commenter l'article

Mégaraspes 2009

Raspes ??? Vite le dico : défilés encaissés et sauvages, où serpente le Tarn.

Définition engageante que m'amène ce 31 mai dans le petit village de Malvieu, dans l'Aveyron pour prendre le départ de ce trail de 19 kms et 900 m D+.

 

 

Récupération du dossard, consultation du parcours et du profil relativement simple,

 

 

petit café, puis direction la ligne de départ.

 

 

Nous ne sommes pas très nombreux, 46 participants, à nous élancer sur ce parcours qui commence par une bonne descente qui scinde rapidement la troupe en 2.

 

 

Le village s'éloigne rapidement dans un ciel d'orage dont les grondements se font entendre au loin.

 

 

Une pluie fine nous rafraîchit sur la piste qui nous mène vers le premier point haut.

 

 

 

La fatigue du trail des 3 rocs, couru il y a 10 jours,  me plombe un peu les jambes et dans cette montée pourtant roulante, je suis rapidement obligé d'alterner marche rapide et course.

 

 

Je m'attend donc à me faire rapidement doubler...Ce qui curieusement, ne m'arrivera qu'en une occasion.

 

 

Arrivé sur le plateau, le temps se bouche de plus en plus et les roulements du tonnerre se rapprochent.

Et toujours du roulant...

 

 

Du roulant et encore du roulant...

 

 

Nous traversons le village de St Victor

 

 

où un curieux spectateur nous encourage :

 

 

La pluie redouble d'intensité, ce qui fait apparaître de nouveaux compagnons de route que je double sans aucun problème :

 

 

Nous nous engageons enfin (9ème km) sur le fameux sentier des raspes

 

 

Sentier rendu très glissant par la pluie, qui est devenue battante.

Je suis trempé mais comme il ne fait pas froid, ce n'est pas trop désagréable.

Je rattrape une concurrente, qui, chaussée de running classiques, est obligée de ralentir pour ne pas glisser.

 

 

Nous entamons la descente vers les raspes sur un sentier monotrace très technique (beaucoup de rochers).

 

 

A mi hauteur, le sentier part en balcon au dessus du Tarn

 

 

Je rattrape un autre concurrent

 

 

Les vues et perspectives sont magnifiques malgré l'absence de soleil :

 

 

Un peu plus loin, une belle gamelle me conduira à ralentir le rythme (prudence, prudence : ça glisse beaucoup).

 

 

Un dernier coup d'oeil sur ces raspes qui prennent aujourd'hui des airs de fjords scandinaves :

 

 

Puis c'est la remontée, technique dans un premier temps (les cordes mises en place sont bien utiles), puis roulante dans un second temps.

Je rejoins un concurrent avec qui je tracerai un bout de chemin sous une pluie qui n'en fini pas.

 

 

De retour sur le plateau, nous longeons un ensemble incongru dans cette belle campagne :

 

 

La piste descend ensuite, ce qui me permet de faire mouliner les jambes et de rattraper un autre concurrent.

Le village est en vue, plus que 2 kms, en descente pour l'essentiel.

 

 

Une dernière petite côte dans le village et je franchi la ligne en 2h21min en 29ème position.

 

Vite direction la douche (en fait, cela fait 2h que j'y suis!) et le buffet campagnard très convivial pour conclure cette matinée.

 

Un petit mot sur l'organisation : simple, conviviale et sympathique.

 

 


Posté le 01/06/2009 | 48 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

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