Pic de Bassibié - Dimanche 11 octobre 2009
Pour se rassurer avant les Templiers ( après une semaine "blanche" due à des douleurs en tout genre dans les jambes), c'est au départ du village de Gourbit (900m) que Flo et moi attaquons cette randocourse de 14 kms et 1250 m D+.

La première partie de cette montée doit nous mener à l'étang d'Artats ou d'Artax.
Nous cheminons à travers bois sur un rythme soutenu.
Une petite pluie nous cueille à son orée. Ouf, elle ne dure pas.

L'étang (1500m) est rapidement atteint en 1h05.

Cela mérite une petite halte.

Nous reprenons notre progression hors sentier, un incendie (ou écobuage??) ayant fait disparaitre toute trace de passage.

Cette montée est particulièrement rude.

Nous atteignons finalement la ligne de crête et pouvons apercevoir de l'autre coté de l'étang, notre itinéraire de retour.

Il ne reste plus qu'à progresser sur cette large ligne de crête pour atteindre le pic de Bassibié (2114m) où un vent glacial nous accueille.

Nous entamons le tour de ce cirque naturel,

La suite du parcours : une succession de bosses sans difficultés particulières.

Les vues sont néanmoins aéeriennes

C'est aux abords du Pla de Madame que nous ferons la pause casse croute, à l'abri du vent derrière un rocher.

La descente commence tranquillement par un long faux plat et passe par le roc de Querquéou

La pente s'accentue à travers les fougères flamboyantes

Nous atteignons le col de Lasiris (1427m)
à partir duquel nous retrouvons le balisage rouge et jaune du Tour des Trois Seigneurs.
La suite de la descente se fait sans problème à travers une hêtraie jusqu'au parking.
Un engin incongru témoigne d'un passé minier

Conclusion :
Superbe balade en boucle malgré le temps maussade ( sommets aux alentours dans les nuages), un plaisir toujours intense de partager ces moments avec Flo mais
l'objectif "se rassurer" n'est pas atteint : La montée s'est déroulée sans problème, mais dès que j'ai pu courir, ce ne fut qu'à faible allure; alors les Templiers, c'est p't'être ben qu'oui, p't'être ben qu'non!!!
Posté le 12/10/2009 | 24 consultations | 3 commentaires | Voir et commenter l'article
Aspet 2009
J1 : Boucle au départ de Milhas-Aspet 13kms-700 m D+ entre 2 averses

J2 : Le Cagire 18 kms-1460 m D+

Pour moi, le départ aura lieu à Juzet d'Izaut. Les 2 Flo prendront le départ un peu plus haut, au parking de la Couage. Le but sera de les rattraper avant le sommet.
Le temps est couvert mais il ne fait pas froid.
Arrivé au parking de la couage, je tâte le capot de la voiture qui est encore bien chaud; je ne devrait pas tarder à les rejoindre...
Ce sera chose faite juste après la cabane de Juzet.


A l'approche du sommet, nous sommes envahis par un brouillard épais


Un gouffre dans lequel il ne faudrai pas tomber marque l'arrivée au sommet

Après un rapide casse-croûte dans une purée de pois, les 2 Flo redescendent par le même itinéraire.
Je décide de faire une boucle en passant par le col du pas de l'âne pour rejoindre la cabane de Larreix. L'occasion d'admirer le travail du berger et de ses chiens qui remontent un troupeau de brebis.

J'emprunte par la suite, le chemin de Larreix

heureusement très bien balisé, car celui ci devient par moment une simple sente à peine marquée et dans ce brouillard...

Le sentier finit par rejoindre de larges pistes forestières bien roulantes ce qui me permet de trottiner sur les derniers kms.
J3 : Milhas-Aspet 11,7 kms-400 m D+

J4 : Pic de la Sauvegarde 17,7 kms-1600 m D+

Nous quittons l'Hospice de France pour monter régulièrement vers le refuge de Vénasque sous un ciel qui laisse augurer une chaude journée

l'occasion de découvrir au loin les pelouses qui seront notre chemin de retour :

Nous arrivons au refuge, et découvrons le premier des boums ( nom donnés aux lacs ) :

Nous continuons à monter et c'est l'ensemble des boums du port qui s'offrent à nos yeux :

Arrivés au port de Vénasque, c'est une magnifique vue sur l'ensemble du massif de la Maladeta qui nous accueille :

Direction le pic de la Sauvegarde, la montée devient plus aérienne :

et même technique avec passages nécessitant l'utilisation d'une main courante :

Du sommet (2738m), la vue à 360° est exceptionnelle...Notamment en direction de l'Hospice de Venasque, point de départ des randonneurs espagnols :

Retour vers le port de Venasque en profitant du paysage,

Nous découvrons la suite de notre itinéraire : passage au pied du pic de la Mine pour rejoindre le port de la Picarde au loin :

Montée très rocailleuse vers le port de la Picarde :

puis c'est le fameux pas de l'escalette que nous franchissons, ultime difficulté

dernier regard sur le magnifique massif de la Maladeta, et le pic d'Aneto

pour changer complètement de paysage : du vert et encore du vert :

Pelouses et sentiers qui seront autant de régal pour dérouler une foulée souple vers l'arrivée

J5 : Tusse de Montarqué 25 kms-2000 m D+

C'est en solitaire que je m'engage en direction du lac d'Oo, avec comme objectif de monter, monter et encore monter.

Passé le lac D'Oo et sa foule, le sentier devient nettement moins encombré pour rejoindre le col d'Espingo

Je passe le lac d'Espingo

puis le lac de Saussat

la pente s'accentue et la chaleur se fait sentir

J'arrive au merveilleux lac du Portillon entouré de plusieurs sommets à plus de 3000 m

Je décide de continuer à grimper et m'engage en direction de la Tusse de Montarqué. Le sentier est raide, il faut parfois mettre les mains. je peinerai laborieusement dans les derniers mètres ( fatigue accumulée sur ces derniers jours + chaleur + altitude ). Mais l'effort est amplement récompensé par la vue qu'offre ce belvédère perché à 2889 m et sur lequel je suis tout seul, bien loin de la cohue du lac d'Oo.
Au dessus du lac Glacé, c'est le pic des Gourgs Blancs avec à sa droite le pic Gourdon :

En face de moi, le Perdiguère :

Et derrière moi le Cap de Seil de la Baque

Le retour se fera par le même chemin et sera long, le sentier n'offrant que très peu de portions "courrables".
Posté le 16/08/2009 | 71 consultations | 4 commentaires | Voir et commenter l'article
Hautes Alpes 2009
J1 Tour des Cerces 22 kms-1300m D+
En ce premier jour, les jambes fourmillent d'impatience et c'est donc avec enthousiasme que nous partons des chalets de Laval en direction du lac Long.
Le massif des Cerces que nous allons contourner se dresse derrière nous.
Du lac long, nous montons jusqu'au lac Rond (2500m).
La perte de la trace du sentier nous oblige à un peu de crapahut dans les blocs.
Crapahut suivi du plaisir de courir dans ce paysage vers le refuge des Drayères (2167m)
Nous remontons vers un autre lac dit "blanc", puis lac des Rochilles pour atteindre le col du même nom.
Rapide coup d'oeil sur le camp militaire des Rochilles, puis direction le col des Cerces à 2600m pour redescendre sur le sympathique lac des Cerces.
Nous pouvons admirer l'autre versant des Cerces.
Passé le col de la Ponsonnière (2613m) nous découvrons le massif des Ecrins avec le Pelvoux à l'horizon, au dessus du Grand Lac. la vue est saisissante.
Le sentier en balcon, nous permet de trottiner.
Après le Pelvoux (à gauche sur la photo), c'est la barre des Ecrins que nous découvrons au loin (à droite).
Nous découvrons le col des Béraudes (2790m), vers lequel nous allons remonter.
Le paysage devient aride, certains passages dans les rochers sont techniques, le final est raide mais nous atteignons quand même le point culminant de cette balade .
La descente du col vers le magnifique lac des Béraudes est également "pas piquée des vers". La descente du lac vers le point de départ ne sera qu'une simple formalité.

J2 Forts et col de l'Oule 20,6 kms-1300m D+
Lors de la montée, je croise un jeune cerf et une biche qui font la sarabande; ils me passeront quasiment sous le nez.
Arrivé au fort de l'Olive (2318m), je suis accueilli par l'unique gardienne des lieux : une marmotte!
historique : En 1874, le Comité de Défense décide d' implanter un ouvrage sur le versant nord du rocher de l' Olive. Sous le nom de "fort de l' Olive", l' ouvrage est construit de 1881 à 1883. A l' époque de la crise de l' obus-torpille, il est doté d' un magasin à poudre caverne. A l' extérieur sont construits la batterie du Sapey et un poste de télégraphie optique. En 1929, la Commission de Défense des Frontières préconise le réemploi du fort organisé comme une avancée. Des travaux se poursuivent jusqu' en 1934, date à laquelle on achève deux casemates à canons, le reste des projets n' ayant pas été réalisé. L' ouvrage est abandonné après la campagne de 1940.
Je poursuis ma progression vers le fort de Lenlon, sorte de fort Boyard des alpages, construction incongrue à cette altitude .
Le Fort de Lenlon se situe à une altitude de 2 508 m à environ trois kilomètres du
Fort de l'Olive. Pour défendre le fort de l'Olive, on décida de 1890 à 1893, de fortifier plus haut, la crête de l'Enlon avec une ligne de batteries, un magasin à poudre sous roc et par un blockhaus a maçonnerie de moellons, en forme de tour hémicylindique crénelée de belle facture.
Je redescend tranquillement vers une piste roulante en faux plat montant avec vue sur les glaciers du massif des Ecrins.
Après avoir passé le col de l'Oule, j'atteins rapidement le lac du même nom pour rejoindre ensuite Névache.

J3 refuge des Ecrins 14 kms-1500m D+
C'est la famille au complet qui s'engage sur le sentier qui doit nous mener au refuge du glacier blanc
Les marmottes sont également de sortie.
En cette heure matinale, la lumière sur le pré de Madame Carle est splendide.
En face de nous, le Pelvoux est majestueux
Camille, Jolan et Flo sont en vue du glacier blanc et du refuge du même nom.
Nous donnons les dernières consignes de prudence à Camille et Jolan, qui après leur pause, entamerons un retour tranquille.
Nous continuons notre progression vers le glacier blanc.
Plus de touriste, uniquement des alpinistes lourdement chargés, qui nous regardent ébahis, chausser nos Yatrax sur nos "baskets" de trail alors qu'eux même chaussent crampons sur leurs chaussures coque..
La neige est bonne, l'accroche des Yatrax excellente. Nous montons donc jusqu'à 3000 m environ pour enfin profiter de la magnifique vue sur l'intégralité du glacier et de la somptueuse barre des Ecrins.
Lors de la pause cassecroute, un choucas téméraire ou affamé viens nous rendre visite.
Nous décidons de redescendre car progresser plus loin sans l'équipement approprié deviendrai dangereux...Crevasses oblige.
Et toujours le Pelvoux en arrière plan
Dernier regard sur les impressionnants séracs

J4 Pointe de Pécé 18 kms-1400m D+
Lors de la montée, j'aperçois au loin le fort de l'Olive perché au dessus de Plampinet et objet d'une sortie précédente.
La montée est régulière en forêt mais devient franchement raide et aérienne dès que l'on sort de la zone boisée. Le sentier, ou plutôt la trace, est étroit et fuyant.
J'atteins le sommet (2733m) et découvre la présence insolite d'un vélo (j'apprendrai par la suite qu'il s'agit d'une dernière volonté d'un défunt de la vallée !)
La vue est magnifique sur la vallée de Névache et le massif de la Meije au loin
La descente se fait dans un premier temps par le même sentier; J'y croiserai un renard, une vipère et quelques marmottes
Puis je bifurque pour prendre la direction des chalets des Acles, l'occasion de croiser des vestiges de fortification
Des chalets des Acles, je peux voir l'intégralité de la pointe de Pécé.
Le retour se fera par par une piste roulante, bordant le ravin des Acles.

J5 Mont Thabor 19 kms-1500m D+
La sortie démarre des granges de la vallée étroite
La progression est rapide
Le paysage est sauvage, personne sur le sentier
Flo tient la forme
Au col, nous retrouvons les colonnes montant du refuge Thabor. Il y a foule sur ce chemin de croix.
Le sommet (3178m) est atteint en 2h15. La vue y est spectaculaire.

Le retour se fera hors sentier en empruntant un vallon enneigé vers le lac blanc
L'occasion de rechausser les fameux yatrax
et de réaliser une descente rapide en glissade contrôlée
Lors de la pause casse croûte, des chamois au loin nous assurerons le spectacle


J6 Pic du lac blanc 13 kms-1100 m D+
La balade démarre des chalets de Fontcouverte et rejoint les magnifiques chalets de Ricou
Le lac de Laramon est rapidement atteint. Personne pour l'heure, ce qui ne sera plus le cas vers midi.
Les reflets du massif dans l'eau sont magnifiques.
Nous rejoignons le lac du serpent. Cela fait 1h00 que nous sommes partis, le vent est franchement frais, le coupevent s'impose.
Sous le col du grand Cros, un curieux animal virevolte en tous sens et nous accompagne durant une dizaine de minutes (après quelques recherches sur le net, je connais le nom de la bestiole : il s'agit d'une hermine)
Du col, nous empruntons une crête composée de gros blocs qu'il faut escalader et désescalader
pour enfin atteindre le Pic du lac Blanc en 2h05 (2990m).
Du sommet, ayant une vue parfaite des possibilités de retour, nous optons pour une descente directe vers les étangs des Gardioles d'où nous tracerons hors sentier par le vallon du même nom vers le lac Laramon.
Cette portion s'avérera sauvage à souhait et magnifique.
Cette dernière sortie clôture la superbe semaine passée à Plampinet.
Posté le 07/08/2009 | 63 consultations | 5 commentaires | Voir et commenter l'article
Verdon 2009
J1 matin : Le sentier Martel 15kms-350 m D+

www.verdon-randonnee.com
Le départ de la balade se fait en partant à gauche du chalet de la Maline et en empruntant le GR4. Le début n'a rien de difficile, bien au contraire. Pour commencer, il nous faudra rejoindre le niveau du lit de la rivière du Verdon par une descente plus ou moins régulière de 300m environ.
Les gorges, creusées au centre d'un gigantesque plateau rocheux, sont visibles depuis le chalet et nous donnent un avant goût de la suite à découvrir.
Première rencontre matinale :
Le chemin, mélangé de cailloux dans les zones dégagées et de terre en sous bois, est agréable, le seul obstacle étant le passage de l'escalier dit « Pas d'Issane ».

Le sentier est facilement lisible et, assez vite, nous allez croisons une balise qui nous dirige à gauche en direction du sentier Martel et du point Sublime.

Le sentier est en sous bois maintenant et apporte une fraîcheur relative mais très agréable. La rivière est également présente et sa couleur turquoise nous donne envie de rejoindre les plages pour s'y baigner.
Nous sommes maintenant au beau milieu des gorges avec 300m de falaise de chaque côté de la rivière. Nous poursuivons le sentier du pré d'Issane, sur le coté gauche des gorges, dans une forêt omniprésente. Le dénivelé est indécis avec de petites montées fréquentes qui succèdent aux descentes. Le décor est fabuleux, les falaises nous donnant un paysage chaque fois différent par leur découpage et la rivière qui ne nous quitte pas…
Nous allons arriver au belvédère Guègues où il faudra franchir à nouveau un escalier, plus grand que le premier. L'endroit est unique et c'est certainement le plus joli du parcours jusqu'à l'arriver du Baume aux œufs indiqué sur la carte IGN. L'endroit est rendu sublime par la rivière stagnante qui reflète la falaise par réverbération.

En quittant le Baume, nous quittons également la rivière et grimpons sur la brèche d'Imbert . La montée est parfois difficile et il nous faudra nous aider de nos mains et des racines pour accéder à la brèche.

Depuis celle-ci, la redescente se fera par un escalier vertigineux qui ne laissera personne indifférent. 250 marches nous séparent du sol et on ne peut que féliciter les personnes qui ont créé cet accès métallique.

Cette difficulté traversée, nous redescendons au niveau de la rivière. 140m de dénivelé nous séparent de la rivière. Nous poursuivons le sentier dans un dénivelé d'une régularité impressionnante, sans aucune difficulté et reposant.

Le pas s'allonge dans une végétation élégante et les kilomètres se font plutôt vite.

Sur ce passage, nous traversons le belvédère du Tilleul, le belvédère de dent d'Aire avec son impressionnant rocher, le belvédère de l'Escalet, le belvédère de Careile, avant d'arriver au belvédère de Trescaire. Ce dernier est certainement le plus impressionnant par sa couleur et ses nombreuses niches qui cachent des nids de Vautours Faunes visibles à cet endroit.

A partir d'ici, il va falloir sortir nos lampes de poches pour traverser les deux fameux tunnels. Le premier n'est pas très long et sa traversée est courte. Le second est plus redoutable et un bon ¼ heures sera utile pour le traverser avec lampe obligatoire.

Pour retrouver le sentier nous empruntons juste après la sortie une échelle, et, surprise, le premier parking est en vue. La fin du parcours se fait dans un dénivelé positif et vous permettra d'accéder au point sublime qui est une fin idyllique ouvrant le panorama sur une partie de notre parcours au milieu des gorges.
Réalisée de très bonne heure et donc sans personne, cette randocourse nous a permis de profiter pleinement de ce parcours
A noter :
Ce sentier, aménagé en 1928 par le Touring Club de France porte le nom de « Sentier Martel » du nom du spéléologue français Édouard-Alfred Martel, chargé par la Compagnie Electrique du Sud Est de faire des relevés hydrogéologiques précis sur la rivière, en vue de l'aménagement futur de cette rivière.
J1 am : Le sentier du pêcheur 6kms-300 m D+

www.verdon-randonnee.com L'après midi sera consacrée à cette balade familiale : Flo, Camille, Jolan et moi.

Cette balade nous amène tranquillement vers la rive du Verdon que nous longerons pendant 2 kms avant la rude remontée vers la maison du cantonnier.
La chaleur, la beauté du site et la couleur de l'eau nous imposerons un arrêt baignade.

Une fois la balade accomplie, c'est sur les rives du magnifique lac de Sainte-Croix que nous terminerons la journée. Baignade et rebaignade..

J2 : Le grand Margès 17kms-1100 m D+

www.verdon-randonnee.com Le départ a lieu à Aiguines (village départ de l'ultra trail du Verdon) et cela grimpe dur en sous bois vers le clot de la Glacière.
Petit coup d'œil en arrière sur le lac de Sainte Croix
Le sommet du grand Margès (1577m) est atteint en 1h18. la cadence est bonne.
Je redescend sans pouvoir courir (rochers affleurant) Vers la Colle pour ensuite redescendre plus rapidement en sous bois. Tout va bien malgré la chaleur.
J'emprunte un large sentier qui ne tarde pas à rétrécir
pour bientôt ne laisser place qu'à une vague sente au balisage plus que sommaire. Le rythme ralenti, la vigilance s'impose.
Le sentier m'offre de vertigineux points de vues,
Je commence à galèrer : le sentier est très escarpé, les aplombs sont à certains endroits dangereux (il ne s'agirait pas de tomber à cet endroit...) et je suis complètement seul.
Je finis par pouvoir remonter au col d'Iloire et et revenir sur Aiguines au bout de 4 heures éprouvantes
J3 : Le sentier du Bastidon 16kms-800 m D+

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La balade commence par une rude remontée du ravin pour s'adoucir dans un sous bois.
Nous débouchons sur un sympathique monotrace qui nous mène sur La Palud.

De La Palud, nous rejoignons le départ du sentier en coupant à travers champs et bois.
Le sentier démarre en forêt et sur une pente descendante de 118m d'altitude relativement importante qui correspond à la quasi totalité de la descente du parcours.
C'est sur ce chemin que nous avons « oh surprise », croisons un des chamois qui s'est adapté aux espaces naturels du Verdon. 
Arrivés très vite en bas du ravin, il va falloir remonter l'intégralité du dénivelé pour arriver sur le col opposé des voûtes d'Emeraudes. Ce passage est plutôt aride et chaud.C'est de ces voûtes que l'intégralité des gorges est la plus visible avec notamment la découverte de
la Basse Ralingue et du Bau de
la Quille.

On pourra regretter de ne pas voir plus apparaître
la rivière Verdon qui rajoute un charme supplémentaire au lieu. Le dénivelé est ensuite relativement régulier dans une montée peu soutenue mêlée parfois de légères descentes. Le sentier suit la falaise par la droite, creusé par la corrosion, pour laisser un passage parfois étroit .
Plus on avance dans cet endroit aussi joli qu'austère , plus on aperçoit et on admire, sur la falaise opposée, ses splendides piques rocheux qui dépassent de
la forêt. Nous sommes très proches du précipice maintenant et certains passages se feront à l'aide de mains courantes notamment au passage du ravin de Ferné, mais peu importe, le paysage des gorges est spectaculaire.

Le dernier passage est un peu plus intense mais sans plus. Il ne vous faudra guère de temps maintenant pour accéder au parking de Mairestre.
J4 : Le plateau 11,6kms-300 m D+
Très belle montée sur le plateau qui domine Moustiers. L'occasion de longer un de ces magnifiques champs de lavande qui font la réputation de la Provence.
J5 : Le bord du lac 14,5kms-250 m D+

Après un bon footing montants dans le bois de Défens, nous redescendons sur Bauduen par la Gorge de Caletty.

Le petit port nous donne l'impression de déboucher dans une calanque méditerranéenne.

De Bauduen, nous empruntons un Gr qui longe le lac. Le sentier, d'abord roulant, devient rapidement escarpé.

Escarpé au point d'y mettre les mains :

Et toujours ces plages qui sont des invitations à la baignade...

J6 : Les sentiers de l'Imbut et Vidal 9,5kms-450 m D+ www.verdon-randonnee.com
L'une des plus belles promenades dans les gorges du Verdon est sans conteste, le parcours
du sentier de l'Imbut. Ce sentier est bien moins long que le sentier Martel, mais beaucoup
plus sportif et parfois très difficile, ce qui exige une bonne condition physique.
Certains passages sont pénibles. Sujet au vertige ? S'abstenir !
Et ce sont Flo et Jolan qui m'accompagnent dans ce périple.
Le sentier débute près de l'hôtel des Cavaliers, (au bord de la route qui va d'Aiguines à Comps) où
on peut garer sa voiture. La balade débute par une descente de 350 mètres de dénivelé, avec des
passages sur des pierres un peu glissantes. Une fois le fond des gorges atteint, on se trouve au bord
du Verdon, sur une jolie plage de galets.
Un peu plus loin, on rejoint la nouvelle Passerelle de l'Estellié.
Cette structure métallique et moderne, remplace celle qui fût emportée en novembre 1994 lors de crues
violentes. Si on traverse ce pont, on rejoint le célèbre sentier Martel qui va du Chalet de la Maline
au Point Sublime.

La marche est relativement facile, on ne s’écarte
jamais beaucoup du cours d’eau, on monte
et on redescend très légèrement
au dessus du niveau de l’eau. On passe
près d’une baume de grande taille.
On traverse ensuite un bois avec des hêtres
de très grande taille. Ce bois est frais
et sombre, presque inquiétant, lorsque
on y chemine seul pour la première fois.
Ensuite le sentier remonte à une vingtaine
de mètres au dessus du Verdon. À
cet endroit, on peut voir des surplombs rocheux
et des concrétions de calcaire en formation.

Continuant la course, longeant toujours la falaise,
le sentier s’élève à
une hauteur d’environ 50 mètres
au dessus de l’eau. On arrive devant le
célèbre vieux cade (genévrier) qui est certainement âgé de deux
à trois mille ans. À cet endroit,
on surplombe le Verdon est la vue est magnifique.

Le sentier redescend ensuite sur de la roche
glissante et les vieux câbles servant
de main courante sont les bienvenus.

On arrive maintenant au «Styx»,
lieu nommé ainsi par le spéléologue
français Édouard-Alfred Martel,
lors de son exploration du Verdon, avec une
équipée d’hommes et de matériel,
en 1905. Le « Styx » est dans la
mythologie grecque, l’un des fleuves menant
aux Enfers. Le lieux est signalé par
une plaque de bois posée sur un rocher.
Cet endroit est un mini canyon, à l’intérieur
du Grand Canyon. On y voit des vasques et des
marmites creusées par l’érosion
dans la roche calcaire blanche des gorges. Le
Verdon y coule lentement et y est d’un
vert émeraude profond. Il faut être
très prudent en ce lieu, afin de ne pas
tomber dans la rivière.

Continuant le trajet, on atteint maintenant
le « passage du mauvais gué »
ou « Maugé ».
Cet endroit est un chaos de blocs de rochers,
très beau, avec une voûte très
importante.

Puis, c’est la grande
vire, surplombant la rivière
d’une hauteur d’environ 20 mètres.
Elle est large de 70 centimètres. Un
câble tenu par des anneaux fixés
dans la roche sert de main courante et est le
bienvenu dans cet endroit glissant au possible.
En cours de route, une stèle, rendant
hommage à une homme d’une trentaine
d’années, est là pour nous
rappeler que la prudence doit être de
mise en ces lieux.

Il nous faut continuer
le sentier en direction de l’Imbut,
endroit où la falaise se rétrécit
et où le Verdon disparaît dans
des galeries souterraines. À cet endroit,
le sentier longe la falaise à travers
bois et le Verdon n’est plus visible.
Le chemin n’est pas très facile,
ça monte et ça redescend. Après
15 minutes de marche et de progression lente,
on arrive enfin à l’Imbut,
et sa plage de galets.
Le courant devient plus fort, et soudain la
rivière disparaît sous un énorme
chaos rocheux, à l’endroit où
les deux falaises forment une sorte d’entonnoir.
Les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence ne sont séparés que par quelques
mètres de distance.
Nous continuons sur la gauche de la stèle,
en escaladant les énormes blocs formant
le chaos. Il faut être très prudent
en ce lieu. En effet, par endroit, les interstices
entre les rochers forment des pièges
dont il serait impossible de se sortir si l’on
se trouve seul à cet endroit.
Le mieux, pour traverser le chaos de
l’Imbut, est de e suivre les traits de peinture
blanche, qu’il faut chercher parfois,
mais indiquant parfaitement le chemin le plus
sûr et le plus facile pour parvenir à
cet endroit magique que l’on nomme le Baou Béni.

C’est une petite plage superbe, où
la lumière est magique. Il y règne
un silence reposant et imposant. Le cheminement
au-delà est impossible.

Nous rebroussons chemin pour retrouver le départ du chemin Vidal.
Le départ du Sentier
Vidal, est très raide et très
impressionnant. C’est une sorte d’escalier,
taillé dans la roche, très étroit,
avec un câble en guise de main courante
et de trente mètre de dénivelé.
Puis, le sentier serpente en lacets serrés
et très raides, parfois sur de la terre
rendue glissante par l’érosion.
On passe près d’une belle grotte,
puis un éboulis étroit.

Ce dernier parcours est
difficile, raide et dangereux et j'ai du mal à croire que l'ultra trail du verdon passe à cet endroit aux alentours du 60ème km!!!.
Le Sentier Vidal ou Accès Vidal
tire son appellation du nom d’un ingénieur
français qui a ouvert cette voie lors
des travaux entrepris pour aménager le
Verdon au début des années 1900.
C’était probablement une voie de
secours pour remonter les ouvriers accidentés.

Les mains nous sont aussi utiles que nos pieds...

Nous sortons enfin et profitons du superbe point de vue.. Le retour au départ se fera par un petit footing sur la route en corniche.

Posté le 04/08/2009 | 133 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article